C215

Né en 1973, Christian Guémy, alias C215, est un street-artiste français ayant étudié l’histoire de l’art, l’économie et les langues étrangères à Paris. Un cursus universitaire qui lui donnera plus tard le recul nécessaire pour exercer son art sans élitisme et sans égocentrisme.

C215 fait figure de nouveau venu dans le Street art européen. Bien qu’ayant fait ses débuts à l’âge de 14 ans en peignant des mobylettes grandeur nature dans les rues d’Orléans, il doit sa nouvelle notoriété à ses pochoirs de visages finement découpés.

Originaire d’Ile de France, il a voyagé dans le monde entier et créé des œuvres dans plusieurs métropoles comme Sao Paulo, New York , Athènes, Istanbul, Berlin, Casablanca, Rome…etc.

 

Cet artiste puise ses références dans les siècles de l’histoire de l’art : il est influencé par l’époque classique des peintures à l’huile du Caravage et des illustrations de Boticcelli, mais aussi par le plasticien contemporain Ernest Pignon-Ernest, qu’il estime être le premier street-artiste français. C’est pourtant à l’âge de 32 ans seulement qu’il renoue avec les pinceaux et bombes aérosols qu’il avait délaissés depuis l’adolescence. Anéanti par une rupture sentimentale, il se met à peindre des portraits de son ex-compagne et de sa fille sur les murs de leurs quartiers. Petit à petit, le travail de C215 prend forme et évolue : ses pochoirs colorés si singuliers fleurissent dans les rues. Les êtres brisés qu’il peignait à ses débuts laissent place à des regards lumineux.

« Je peins dorénavant dans la rue des gens qui appartiennent à la rue : des clochards, des mendiants, des orphelins, des vieillards vagabonds…aux visages poignants et aux regards saisissants. Je cherche à traduire le caractère d’une personne ; on peut tout lire dans un visage marqué. »

C215 aime que son sujet s’intègre parfaitement à son environnement, son objectif étant de créer de nouveaux pochoirs pour chacune des villes par lesquelles il passe.

« Pour avoir la possibilité de composer un tableau, faire surgir une peinture élégante dans un cadre qui lui correspond […] Chaque situation exige un nouveau pochoir. »

Ainsi, il place devant son public de véritables portraits de personnes existantes, vibrants d’émotions ; offrant aux habitants des quartiers des œuvres qui leur appartiennent bien qu’elles soient éphémères.

 

C215 utilise une technique bien particulière. Ses pochoirs très complexes se divisent en plusieurs sections, ce qui lui permet de construire des portraits riches en détails où l’on distingue chaque ride, chaque poil d’une moustache, chaque mèche de cheveux ou pli d’un tissu. L’emploi de couches de couleurs contrastées permet d’obtenir des images à deux tons d’une grande profondeur. Les fines lignes évoquent la gravure et rendent ses portraits très expressifs et plein d’émotion.

 

L’œuvre présentée ici est une peinture réalisée sur bois, ajourée du pochoir d’un enfant au regard malicieux. Le fond réalisé au pinceau dont les nuances de couleurs chaudes s’accommode parfaitement avec le pochoir réalisé dans des teintes plus douces et pastel.

Œuvres acquises :

-Sans Titre, 2008, Peinture aérosol et pochoir sur bois, 70 x 68 cm

-One, 2012, Technique mixte et pochoir sur bois Daté et signé au dos, 40 x 47 cm

-New Dehli, Peinture aérosol et pochoir sur bois, Signé du sigle de l’artiste en bas à gauche et au dos, 143 x 62 cm

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©Institut Culturel Bernard Magrez - 16 rue de Tivoli, Bordeaux