Livio Benedetti

Livio Benedetti, sculpteur franco-italien est né le 2 octobre 1946 à Vérone et décédé en 2013 à proximité de Chambéry.

C’est en 1949 que sa famille s’installe en Savoie, où son père, maçon, trouve le travail qui fait alors défaut de l’autre côté des Alpes.

Livio - qui se considérera toujours comme un bâtisseur - est destiné à marcher sur les traces de son père et suit des études de technicien supérieur en bâtiment.

De 1967 à 1969, c’est lors de son service militaire, qui se déroule à proximité de Charleville-Mézières, qu’il devient bâtisseur sculpteur : il y réalise ses premières œuvres, la série de têtes en bois “les gardiens des forêts d’Ardenne”.

Dès lors, malgré les doutes, les revers et les difficultés, il se consacre à son art avec une passion et une abnégation sans faille ni compromis.

En 1975, après quelques années en Bourgogne, il retrouve la Savoie et installe son atelier à Chambéry, rue basse du Château puis en 1989 dans sa maison d’Apremont, au pied du Mont Granier.

Des rencontres clefs - comme celles des sculpteurs Robert Darnas, Pino Castagna ou de son grand ami Hugo Pratt - l’accompagnent dans l’ascension de sa propre voie. Il refuse toute facilité et n’a de cesse de vouloir se rapprocher de ce Beau dont il n’abandonne jamais la quête et en l’honneur duquel il lance le projet de “l’Ambassade du Beau” à la fin des années 80.

Plus de quarante années durant, ce feu qui l’anime fait naître de ses mains de maçon, rugbyman, montagnard et sculpteur une multitude de sculptures de toutes tailles, principalement en bronze, mais aussi en marbre, acier et bois. En jouant avec les courbes, les angles ; le rugueux comme la douceur, Livio produit une oeuvre forte, subtile et poétique. Cette création unique, empreinte de classicisme autant que de liberté offre à nos yeux et à notre âme un émerveillement en permanence renouvelé.

Livio explore de multiples thèmes. Si les mythologies sont une source d’inspiration permanente, les femmes, les taureaux et le Christ reviennent aussi de manière régulière. La forme et le détail ont une place première dans le travail de Livio, qui peut faire tourner une sculpture des mois sur sa stèle avant de l’estimer terminée.

Cependant le but ultime est de toujours se mettre au service de symboliques, d’histoires ou de passions qu’il s’évertue à exprimer le plus justement.

Ses sculptures trouvent acquéreurs dans le monde entier. Nombre d’entre elles, monumentales, sont visibles dans des lieux privés ou publics. Citons notamment “Servitude Volontaire”, appartenant à la Collection Bernard Magrez, au Château la Tour Carnet en Gironde ; la “Dame à la musique”, place du Revard à Aix les Bains ;ou encore la “Sarrazine” au bord du Lac de Tigne.

Au cours de sa carrière, Livio Benedetti est récompensé à de nombreuses reprises. En 1988, il obtient le troisième prix du grand prix de France des Arts Plastiques. En 2007, il remporte le prix Pierre Dumas.

Il expose en France, Italie, Suisse, Angleterre ou encore Chine. Au printemps 2013, une grande exposition rétrospective lui rend hommage au château des Ducs de Savoie à Chambéry.

Quelques mois plus tard, il nous quitte. Vaincu par une maladie qu’il aura combattu avec la même ardeur et la même fougue qui lui permirent de réaliser cette œuvre qu’il nous laisse et au travers de laquelle il restera présent pour toujours.

Œuvres acquises :

-Christ, Sculpture de bronze, 250 (hauteur)

-Fraternité, Sculpture de bronze, 200 (hauteur)

-L'Ours, Sculpture de verre

-La Servitude Volontaire, Sculpture de bronze, 220 (hauteur)

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©Institut Culturel Bernard Magrez - 16 rue de Tivoli, Bordeaux