Philippe Cognée

Les nombreux voyages de Philippe Cognée l’ont amené à se considérer comme un « citoyen du monde ». Il explore depuis plus de vingt ans « l’épuisement de l’image ». L’artiste développe une pratique unique qui prend pour point de départ l’image photographique (numérique, vidéo, captée par caméscope ou téléphone) pour développer ensuite des toiles à la limite de l’abstraction. D’aspect flou et brillant, elles sont réalisées à la peinture à la cire, chauffée et écrasée. Les recherches de Philippe Cognée l’ont poussé à se confronter à une réalité crue et banale – autoroutes, banlieues, abattoirs industriels, rayonnages de supermarchés, usines de recyclage – pour dresser un portrait singulier de notre réel « balisé et insaisissable » (Guy Tosatto).

Philippe Cognée interroge le rôle de la peinture dans une société où, sous l’effet conjugué d’internet et des nouvelles technologies numériques, l’image est à la fois omniprésente et appauvrie. Face aux visions du monde totales mais imprécises offertes par des logiciels comme Google, le contrôle satellitaire ou la prolifération des images prises par des portables, Philippe Cognée explore la capacité de la peinture à transcender la banalité du quotidien.

Né en 1957, Philippe Cognée vit et travaille à Nantes. Diplômé de l’Ecole des Beaux-Arts de Nantes, il a été Lauréat de la Villa Médicis en 1990. En 2004, il a été nominé pour le Prix Marcel Duchamp. Il a longtemps enseigné à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris. Son travail a fait l’objet de nombreuses expositions personnelles, notamment au Musée des Beaux-Arts d’Angers en 2005, au MAMCO (Musée d’art moderne et contemporain) de Genève en 2006, au FRAC Haute-Normandie en 2007, au musée de Grenoble avec une grande rétrospective en 2013, au Château de Chambord en 2014 et à la Fondation Fernet Branca de Saint-Louis en 2016. Il a inauguré en 2011 une grande commande publique, Echo, pour le Château de Versailles.

Son œuvre est présente dans de nombreuses collections renommées comme celle du Musée national d’art moderne - Centre Georges Pompidou, de la Fondation Cartier pour l’art contemporain ou du Museum Ludwig à Cologne.

Œuvres acquises :

- Empire state Building, New York, 2007, Encaustique et technique mixte sur toile marouflée sur panneau, signée, datée et située au dos, 140 x 110 cm

- Deux tours à Tel-Aviv, 2011, Peinture à la cire sur toile, 200 x 200 cm

- Tasohc, 2012, Peinture à la cire sur toile (x2), 200 x 240 cm

TAL, 2016, Peinture à la cire sur toile, 175 x 140 cm

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©Institut Culturel Bernard Magrez - 16 rue de Tivoli, Bordeaux