Tomas Lacque

Exposition a la Galérie

Né en 1984, Tomas Lacque, est un artiste autodidacte bordelais qui a commencé le graffiti à l’âge de 15 ans sur les murs de sa ville. D’un pseudonyme à l’autre, l’artiste s’est toujours appliqué à prendre en compte le contexte de son œuvre. Redonner une vie et un sens à des sites oubliés, en friche ou abandonnés; son œuvre contextuelle s'attache dès ses débuts à une urbanité qu'il s'approprie. Les plages de la côte Atlantique deviennent rapidement un terrain de jeu pour l'artiste, qui exploite les parois des Blockhaus. Ces édifices chargés d'histoire subissent les effets de la nature qui reprend ses droits, dans ses lieux propres et lunaires à la fois. Cette antinomie de paysage a beaucoup marqué l'artiste, de part ses dualités de formes et d'espaces.

 

             Travaillant naturellement sur des sujets macro-microscopiques, de l'abyssal au spatial avec des outils non adéquats (brosse d'aspirateur, pulvérisateur de jardin ou serpillère), l'artiste aime à laisser les outils et les supports se suffirent à eux-mêmes afin qu'ils créent leur propre langage.

Comme une spontanéité calculée, le mot d'ordre pourrait être :

« L’inattendu, par l'inattendu ».

 

             Très attaché à la composition, Tomas profitera de celle-ci pour traiter des thématiques qui lui sont chères, telles que l'éducation, le partage ou encore l'évolution.

Allant de la peinture à l'installation, toutes les formes d'expressions sont bonnes pour matérialiser les réflexions et traduire l'univers de l'artiste qui explore l’idée de la dualité dans le contexte, mais aussi dans ses œuvres. L’artiste convoque souvent l’infiniment petit sur des œuvres de grand format. Des formes à l’aspect microbien peuplent donc un univers qui paraît immense voire astral, tendant vers des représentations abstraites. Des abstractions dont l’interprétation est de plus en plus conceptualisée par l’artiste, qui se détache peu à peu de ce que l’on pourrait appeler le Street Art, pour aller vers une plastique de l’art contemporain où la sculpture prend peu à peu sa place.

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©Institut Culturel Bernard Magrez - 16 rue de Tivoli, Bordeaux